Une fois n’est pas coutume, notre interview nous mène vers le dernier maillon de l’équipe SuCh Consulting: Thomas Mangin
Nouveau venu dans notre cabinet, Thomas s’est pliĂ© au jeu de nos questions et nous partage son jeune mais riche parcours, ainsi que sa vision du conseil et de la Supply Chain en Suisse … et dans le monde.
Peux-tu nous parler de toi ? De comment ton parcours t’a mené à la Supply Chain ?
Comme beaucoup, j’ai dĂ©couvert la Supply Chain un peu par hasard !
A 19 ans, alors que je terminais ma première annĂ©e d’Ă©tude de commerce Ă Reutlingen, en Allemagne, j’ai Ă©tĂ© amenĂ© Ă rechercher un stage de 6 mois dans le pays pour effectuer une première expĂ©rience professionnelle. J’ai tout d’abord orientĂ© mes recherches vers la vente – parce que j’apprĂ©ciais le contact humain et que je vendais dĂ©jĂ du vin pour ma famille – et contre toute attente, mes recherches m’ont conduit chez Bosch, Ă Dresden … mais aux achats.
Mes Ă©tudes de commerce terminĂ©es, j’ai souhaitĂ© me spĂ©cialiser en Supply Chain & Logistique et me suis inscrit en Angleterre, Ă l’UniversitĂ© de Lancaster, oĂą j’ai finalement pu suivre un cursus 100% dĂ©diĂ© Ă l’apprentissage de la Supply Chain.
Tu as étudié en France, en Chine, St-Gall et Lancaster (UK), que retiens-tu de ces universités et surtout quelle place y prend la Supply Chain ?
J’ai le sentiment que le Supply Chain Management n’est encore que très peu enseignĂ© dans les Ă©coles de commerce, car jugĂ© trop technique… d’oĂą ma dĂ©couverte du domaine qui s’est avant tout faite au travers de mes expĂ©riences professionnelles.
C’est une des raisons qui m’a encouragĂ© Ă poursuivre mes Ă©tudes en Angleterre, oĂą la scission entre Ă©coles de commerce et Ă©coles d’ingĂ©nieur est peut-ĂŞtre moins marquĂ©e qu’ailleurs en Europe … Le cursus proposĂ© m’a ainsi permis d’obtenir une formation Ă la fois technique et manageriale. Je termine ce programme de Master Ă St.Gallen de septembre Ă dĂ©cembre, ce sera l’occasion de dĂ©couvrir l’enseignement de la Supply Chain suisse de manière plus approfondie.
De manière gĂ©nĂ©rale, j’ai le sentiment que la montĂ©e en puissance de la Supply Chain dans les organisations est suivie de près par le monde acadĂ©mique. En Ă©cole de commerce, les quelques programmes spĂ©cialisĂ©s en Supply Chain – mĂŞme s’ils existent pour certains depuis plusieurs annĂ©es – se dĂ©mocratisent et je ne serai pas surpris de voir cette fonction s’imposer dans les prochaines annĂ©es Ă un niveau comparable au Marketing ou Ă la Finance.
Peux-tu nous dire ce qui t’a conduit vers le conseil et quels sont pour toi les 3 compétences d’un bon consultant?
Après deux expĂ©riences dans de grands groupes industriels, j’ai souhaitĂ© trouver un poste me permettant de ne pas me focaliser uniquement sur un seul secteur ou mĂ©tier, mais plutĂ´t de continuer Ă en dĂ©couvrir pour gagner en expĂ©rience. Je pense qu’en ce sens, le conseil est le mĂ©tier parfait, puisque chaque jour est diffĂ©rent !
Le conseil me permet aussi d’allier les aspects business et technique, ce qui est important pour moi qui ai un profil commercial et qui me suis spĂ©cialisĂ© en logistique par la suite.
Combiner ces deux types de compĂ©tences me semble d’ailleurs ĂŞtre la clĂ© pour ĂŞtre un bon consultant. Disposer d’une expertise technique – acquise par la formation et par l’expĂ©rience – est selon moi le fondement de la valeur ajoutĂ©e du consultant. Les compĂ©tences interpersonnelles et relationnelles n’en restent pas moins importantes puisque pour conseiller, il faut nĂ©cessairement comprendre les besoins du client – ce qui passe par une bonne Ă©coute. Par la suite, il est tout autant crucial d’ĂŞtre capable de communiquer les rĂ©sultats de son Ă©tude de la manière la plus comprĂ©hensible possible au client.
Pour citer une 3ème compĂ©tence clĂ©, je pense qu’il faut ĂŞtre passionnĂ©. Comme disait Steve Jobs « The only way to do great work is to love what you do » !
Peux-tu nous raconter tes premiers mois en tant que Junior Consultant dans notre société ?
Je suis très satisfait de mes premiers mois chez SuCh Consulting !
J’apprĂ©cie m’ĂŞtre vu confier assez rapidement des responsabilitĂ©s et de pouvoir jongler entre des Ă©tudes de conseil et un travail plus commercial, pour lequel je pense pouvoir – par mon profil – apporter une rĂ©elle valeur ajoutĂ©e.
Le mot de la fin ?
La Supply Chain se dĂ©mocratise aujourd’hui dans les organisations et s’impose comme une vĂ©ritable colonne vertĂ©brale entre les diffĂ©rentes fonctions et dĂ©partement. Je suis persuadĂ© que le succès des organisations passera dĂ©sormais inĂ©vitablement par une maĂ®trise de leurs flux, qu’ils soient physiques ou d’informations… c’est-Ă -dire de leur Supply Chain. A nous dĂ©sormais d’accompagner les entreprises et de les aider Ă atteindre ce niveau d’excellence!
Merci Thomas Mangin pour ce partage !
Thomas Mangin – L’interview
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